L’éducation en matière de nutrition ne serait pas efficace

Une étude Américaine, Québécoise et Française a apporté des connaissances étonnantes sur nos choix alimentaires. Apparemment, les personnes les mieux informées sur les gras alimentaires ne sont pas celles qui en consomment le moins !

Manger : une affaire de goût ?

Les Américains et les Québécois sont très bien informés sur ce que contiennent les aliments qu’ils consomment alors que les Français, eux, le sont nettement moins. Il est vrai que nous ne sommes pas de très grands liseurs d’étiquettes mais que nous favorisons le goût de ce que nous mangeons associé à la prise d’un repas équilibré et diversifié.

Résultats ? Il y a beaucoup plus d’obésité aux USA et au Québec qu’en France. Peut-être aussi que les tentations ne sont pas les mêmes ou que plus exactement, comme en Bolivie, les habitudes alimentaires ont laissé des traces sur notre façon de manger ? J’aurais tendance à opter pour cette dernière hypothèse. Je ne lis jamais les étiquettes, je n’apprécie pas particulièrement les produits industriels et quand j’en mange, je ressens tout de suite le goût « trafiqué » des produits. Pas vous ? Idem pour le gras. On le sent bien.

Enfant, je mangeais beaucoup de légumes, pas tant de fruits que cela et un peu de viande. Je me rends compte que depuis cela a toujours été mon alimentation depuis.

Trop de savoir tue le savoir

Éduquer les gens pour connaître le contenu des produits qu’ils achètent paraissait être la solution. Pourtant, cela ne l’est pas. C’est vrai pour beaucoup d’autre chose. Rien ne sert d’apporter le savoir à quelqu’un qui ne le demande pas. Il vaut mieux tenter de savoir ce qu’il apprécie dans les plats trop caloriques qu’il consomme et lui apprendre à éprouver autant de plaisir avec des plats plus sains. J’ai vécu aux USA, il y a très très longtemps maintenant, et je me rappelle que là-bas, à l’époque, manger sain cela signifiait manger des trucs vraiment pas bons, comme des graines cuites ou du tofu grillé.. bref, le truc que tu ne kiffes pas !

Alors que chez nous, manger sain, c’est une bonne salade niçoise par exemple… c’est quand même autre chose.

Mon avis ? Manger doit rester un plaisir absolument…. et pas un acte sanitaire !

Publié dans Conseils et psychologie : manger mieux simplement
6 commentaires sur “L’éducation en matière de nutrition ne serait pas efficace
  1. FlorianL dit :

    Attention, j’habite au Québec et je trouve pas que le taux d’obésité est super élevé.
    L’article parle ensuite du Canada en entier pour son taux d’obésité (23%).

    J’explique pas trop ce paradoxe, moi même je regarde les étiquettes parfois mais pas forcément par rapport au gras.

    Après, en France, on a de la chance d’avoir un vaste choix d’alimentation à l’épicerie.
    En Amérique du Nord, il y a énormément de truc industriel et/ou avec ogm… en plus de n’avoir pas forcément un grand choix.

    Je suis d’accord sur la conclusion: manger doit être un plaisir, pas une corvée
    Dernier article de FlorianL : Que diriez-vous de perdre 2 kilos rapidement ?

    • Olavia dit :

      Voilà qui me rassure concernant le Québec car j’avais gardé le sentiment d’une alimentation similaire à la nôtre. Oui je pense que les américains sont juste moins bons en cuisine en fait 🙂

  2. tania dit :

    Preuve est faite que trop d’informations tue l’information, à force de nous suriner à longueur de temps ne manger pas trop saler, trop sucrée trop gras l’on finit certes par lire les informations nutritionelles des produits mais la frustration de se priver d’aliments que l’on apprecient finit par générer des complusions alimentaires afin ne nous reconforter!! Manger équilibrer oui mais avec plaisir et convivalité!!!!

  3. Bonjour ! Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la nuance de Florian. Si, au Québec, l’obésité est présente et… voyante ! Chez les enfants, c’est même effrayant. Quand il devrait y avoir un ou deux enfants obèses dans une école, il y en a au moins 5 par classe et même les autres ont déjà tendance à s’offrir des bourrelets autour de la taille, signe d’accumulation d’hormones. J’ai accompagné mon fils au hockey où je voyais ces petits d’hommes torse nu : éloquent ! Quant à leurs parents, ils n’avaient rien d’anorexiques. Si ! le problème est grave au Québec, même s’il l’est moins que chez nos voisins anglais. Et je crois qu’il faut vraiment distinguer les personnes « éduquées, instruites », de la masse des gens qui consomment beaucoup de nourriture industrielle, très salée, sans gras trans, mais toujours sucrée (y compris la mayonnaise et la moutarde !)…
    J’arrête, je serais intarissable sur le sujet. Merci Olavia pour cette belle réflexion !
    Dernier article de Bernadette GILBERT : Du cyanure dans l’alimentation

    • Olavia dit :

      Oui cela demande réflexion.. mais le fond du problème est quand même le plaisir que l’on a ou pas à vivre en société de nos jours. L’ennui, les soucis font que seule la nourriture reste un plaisir je pense aussi. Ce sont plusieurs facteurs qui contribuent à cette dérive du poids. LE Québec semble comme la France. Autrefois l’obésité je ne l’avais vue qu’en Angleterre ou aux USA, maintenant elle existe aussi chez nous…

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